Cédric le Romain
Mon ami d'enfance Nostramus
par Ostro
(Avec la complicité de Lac d'Anan)
L’individu se fond parmi les âmes du métropolitain. Sobre, presque élégant tant ses traits sont délicats. Sa gestuelle vient tempérer cette apparente légèreté de dandy. Une lourdeur émane de lui. Des gestes véhiculent mal ses propos. Le voilà, rassurant comme une ancre, se tenant droit comme un officier de cavalerie avant une charge. Notre amitié perdure depuis les premiers exploits maladroits de maternel, ou Nostramus se révélait être un commanditaire hors paire. Il ordonnait des rixes je m’exécutais, et c’est moi qui payais. Qui l’eu cru ?Un personnage au cynisme libérateur pour certain, scandaleux pour d’autres, révélant ses tendances sadique-anal dans les soirées, quand il n’est pas tout simplement sardonique. Un être qui n’accepte pas la faiblesse, et qui donc s’assume assez mal, si on part du constat que l’homme est lâche. Un être vile, qui se livre à des investigations nasales, quand ce n’est pas à d’autres investigations moins avouables. Lubrique donc. Voilà le Nostramus ancestral.
Son père a beau avoir une ressemblance avec Brassens et sa mère Céline Dion, il est mauvais musicien, et il chante comme une casserole. Je ne lui trouve d’ailleurs aucun talent artistique, pas même la cuisine. L’art n’englobe pas les jeux de stratégie sur PC. Dommage pour lui.
Des yeux de merlan frit révèlent une intelligence pragmatique, portée aussi sur l’analyse. Des desseins machiavéliques jalonnent son esprit parfois difficile à saisir, mais qui contribuent à forger ce caractère d'outre tombe. Des traits fins d’éphèbe, presque fragile pour cet homme aux ambitions belliqueuses. Ses airs placides dissimulent une mégalomanie d’empereur à l’image d’un Napoléon qu’il vénère. Corse aussi mais de tempérament seulement. Pas associable, il se révèle être un parfait compagnon de vie. Nostramus le Romain de France est un fervent dévorateur d’Histoire épique vous l’aurez deviné, celle des conquérants et des dominants. Inutile de vous préciser qu'il défend la dictature comme un chômeur son droit aux allocations. Je l'aime plus que je le crains...
