Pote : Tibeau Vilain

Publié le par L'homme sanglier

Mon ami cul-terreux

Par Ostro

Son nom parle pour lui. Il crie même ! Un « vilain », un pur, un dur de dur à en faire pâlir le cultivateur de betterave Picard, ou l’éleveur de cochon de la Sarthe . Un coriace aux mains crevassées, topologie palmaire du travail au champs. Le voici chevauchant ses formidables engins démesurés, tyrannisant la quiétude des insectes pollinisateurs. Le roi du blé, auréolé de sa couronne d'épis imaginaire, perpétue ainsi la paysannerie  tout en suivant aveuglément la dur logique mercantile de l'agriculture intensive, préjudiciables aux écosystèmes, et donc à lui même. S'il ne trouve une alternative saine, il se rendra responsable d'une mère infanticide, de sa propre mort.

Le voilà le cul terreux nullement à l’agonie, se livrant à des actes de procréations des sols avec tout les outils dont disposent les cerfs de l’ère post-industriel. Une exploitation qui s’enorgueillit de vaches laitières, capable d’éjecter du pis 40 litres de lait journalier. Non. N’allez pas cherchez les artifices de la science pour expliquer tant de productivité, mais des croisements de race s
avants. Difficile de découvrir les secrets de sa productivité tant il les dissimule méticuleusement. Revenons à notre homme de la terre. Un physique néandertalien, aux arcades proéminentes faisant de lui un spécimen rare de monolithe osseux. Il n’a pourtant pas accès à la substantivation d’hormones de croissance, pas plus que ses vaches.

 

 

Une gueule à la rencontre entre le skipper Néo-zélandais, le « farmer » américain, et l’officier de la Luftwaffe, et nous voilà en face du « pied beau ». D’autres dirait communément  une « tête de boche ». Cet agriculteur profondément jamaïcain sous certains aspects, est frappé pourtant par une hyperactivité plus marquée. Un excès de poudre alcaloïde analgésique sûrement. A l'image de son temps le cul terreux. Mais rassurez vous, il ne fait pas défaut aux ancêtres. Il picole aussi.  C’est un provocateur discret, mais sa taille élancée fait contraste. Ne cherchez pas à décrypter les tatouages tribales de ses jambes, ce sont des varices. Je l’aime…
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Publié dans H O M M E

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